Le
compte rendu de la dernière Assemblée Générale de l'Association Nationale des Turfistes 8 mars 2011 |
L’Association Nationale des Turfistes, créée en 1996 par Eric Hintermann, s’est réunie en Assemblée Générale le 8 mars 2011, à 9 h 30, à la Brasserie « L’Européen », à Paris. Le Président a remercié les membres du Bureau et les adhérents qui étaient présents, ainsi que ceux qui, ne pouvant venir, lui avaient adressé leurs encouragements. I RAPPORT MORAL PRÉSENTÉ PAR LE PRÉSIDENT Le
Président rappelle sur quelles bases fonctionne l’ANT :
indépendance totale vis-à-vis des autorités hippiques
et du PMU, et bénévolat des membres du Bureau.
Il regrette qu’il n’y ait plus, comme avant, la possibilité de
publier régulièrement des appels à l’adhésion
dans Paris-Turf, car cela fragilise le nombre et le renouvellement
des adhérents. Il rend compte des discussions très enrichissantes
qu’il a eues avec M. de Bellaigue, le Président de la Société du
Cheval Français, la semaine précédente, à Vincennes, à l’occasion
de la journée des parieurs, en particulier à propos de
l’ouverture des paris. Plus que jamais, la poursuite de la politique
de multiplication de l’offre du PMU pose problème
et ne satisfait pas le turfiste. D’autre part, notre Vice-Président,
Max Popiacki, a pu répercuter auprès du « patron » des
trotteurs les doléances, de plus en plus nombreuses, des turfistes
qui fréquentent l’hippodrome de Vincennes : mis à part
les jours de grande manifestation, le vaisseau-amiral du trot semble à l’abandon,
et le parieur, de plus en plus rare, se demande s’il ne va pas,
lui aussi, quitter le navire. Enfin, le Président regrette que
les sociétés de courses, surtout celle du galop, semblent
de plus en plus se laisser dicter la loi par les dirigeants du PMU,
qui, loin des vrais désirs de leur clientèle, sacrifient à une
logique purement comptable et à courte vue.
II RAPPORT FINANCIER PRÉSENTÉ PAR LE TRÉSORIER M.
Jeanneney, trésorier, note que le bilan de l’exercice 2010
laisse un solde légèrement positif. C’est le fruit
d’une gestion rigoureuse et de l’aide bénévole
des membres du Bureau.
III RENOUVELLEMENT DU BUREAU NATIONAL L’Assemblée Générale a élu son Bureau
National qui est ainsi composé : IV SUJETS DÉBATTUS La multiplication du nombre de courses L’ANT regrette
que la logique du PMU s’éloigne tellement de la
logique des turfistes. Le PMU a les yeux rivés sur la
courbe de son chiffre d’affaires, et observe que celui-ci augmente
quand le nombre de courses augmente, en particulier grâce au recyclage
de l’argent des parieurs, plus rapide que jadis. Les parieurs,
eux, déplorent les inconvénients du système :
horaires aberrants, en particulier pour ceux qui veulent se rendre sur
un hippodrome ; diminution des informations, la presse ne pouvant
couvrir toutes les courses ; diminution du nombre de partants (cf.
les nombreuses études de Patrick Lanabère, sur ce point
précis, dans Le Veinard, cet hiver) : les chiffres
sont alarmants, en particulier dans les quintés ; diminution
des rapports (cf. bon nombre de quintés, cet hiver), du fait de
la multiplication des courses et des types de paris, et du fait, bien
sûr, de la diminution du nombre de partants. Le
manque de transparence La régularité des courses Des
entraîneurs qui gagnent tout ce qu’ils courent, pendant quelques
mois, puis qui disparaissent du devant de la scène pour plusieurs
mois, c’est désormais monnaie courante, au trot. Quand la Société du
Cheval Français se décidera-t-elle à mettre
en place le système de surveillance de la régularité des
courses que les turfistes sont en droit d’attendre de sa part,
surtout à l’heure de la concurrence et de la mondialisation ? Le
dépassement de poids des jockeys Les courses d’obstacle en hiver Une
fois de plus, il y a eu, semble-t-il, beaucoup de chevaux arrêtés
ou tombés à Cagnes et à Pau cet hiver. Les prête-noms Ce
qui se passe actuellement lorsqu’un entraîneur est suspendu
pour dopage au trot n’est pas satisfaisant : ses chevaux courent
sous le nom d’un autre entraîneur, mais les journalistes
d’Equidia nous montrent qu’il est présent
dans les tribunes, et vont même parfois jusqu’à l’interroger
sur les chances de ses chevaux… Un entraîneur de renom,
suspendu plusieurs fois pour dopage, et risquant la suspension à vie à la
prochaine récidive, a trouvé la parade : tous ses
chevaux courent sous le nom d’un autre entraîneur, et son
nom a disparu de la colonne « propriétaires » des
programmes, remplacé par le nom d’une société qui
le représente… Est-ce admissible ? Le nombre de partants maximum Les
grands prix, qui sont la vitrine des courses françaises pour le
monde entier, ne doivent pas devenir une foire d’empoigne. Les
turfistes, très attachés aux courses les plus prestigieuses,
n’ont pas apprécié que, pour on ne sait quelle raison
obscure, il ait été décidé, contre l’usage
des années précédentes, d’autoriser le dépassement
du nombre de vingt partants pour le Prix du Jockey-Club l’an
passé. La séance a été levée à midi. Eric HINTERMANN, Président de l’Association Nationale des Turfistes.
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