Le
compte rendu de la dernière Assemblée Générale de l'Association Nationale des Turfistes 21 février 2010 |
L’Association Nationale des Turfistes, fondée en 1996 et qui entre dans sa quinzième année s’est réunie en Assemblée Générale le 21 février 2010, à 9 h 30, à la Brasserie L’Européen, à Paris. Le Président a salué la présence de M. Pierre Minetto de Lyon qui assiste aux assemblées générales depuis la création de l’association. I RAPPORT MORAL PRESENTE PAR LE PRESIDENT Le
Président rappelle sur quelles bases fonctionne l’ANT :
indépendance totale vis-à-vis des autorités hippiques
et du PMU, et bénévolat des membres du Bureau. Il rappelle
les principaux acquis de l’association au cours des dernières
années : la baisse du prélèvement sur les jeux
simples, la déclaration de déferrage, le cheval de remplacement,
le basculement du paiement de l’ordre vers le paiement du désordre
quand personne n’a trouvé l’ordre au quinté,
le paiement de la 3e place dans les courses passant de 8 à 7 partants,
la prolongation à 60 jours du délai de paiement, la mise
ramenée à 1 euro pour les jeux de combinaison au quinté,
la suppression du quadrio, … Il fait le point également
sur les rencontres passées ou à venir avec les dirigeants
des sociétés de courses et du PMU. Le rapport moral est adopté.
II RAPPORT FINANCIER PRESENTE PAR LE TRESORIER M.
Jeanneney, trésorier, note que le bilan de l’exercice 2009
est équilibré.
III RENOUVELLEMENT DU BUREAU NATIONAL L’Assemblée Générale a élu son Bureau
National qui est ainsi composé : IV MOTIONS L’Assemblée Générale a adopté un ensemble de résolutions : 1 Multiplication du nombre de courses A l’heure où la progression du chiffre d’affaires du PMU stagne de façon inquiétante (+ 0,4 % en 2009 contre + 8,6 % pour la Française des Jeux), il est temps de réagir. L’ANT demande que le PMU et les sociétés de courses abandonnent leur politique de multiplication démentielle de l’offre. Les courses ont tout à perdre à singer aveuglément la stratégie des jeux de hasard. De plus en plus de courses proposées sont d’un niveau très médiocre, et ont lieu sur des hippodromes dont les turfistes ne connaissent pas les caractéristiques. Les parieurs sont moins bien informés, les courses moins régulières, nombre d’entraîneurs faisant « faire le tour » en toute impunité. Le niveau de saturation est atteint. 2 Multiplication des types de paris dans chaque course L’ANT demande que l’on revienne en arrière sur la multiplication effrénée des types de pari dans la plupart des courses. Les effets pervers n’en sont que trop visibles : du fait de l’excessive dissémination des masses d’enjeux, les rapports des jeux de combinaison diminuent, les rapports deviennent de plus en plus incohérents, les initiés ont la main mise sur les rapports, les parieurs se découragent. N’oublions pas que les pays dans lesquels le jeu marche le mieux (le Japon et Hong-Kong), proposent, à l’inverse du système français, peu de réunions et peu de types de paris. 3 Prise de paris sportifs L’ANT demande que les sociétés de courses s’opposent à la décision du PMU d’organiser des paris sportifs. Les courses ont tout à perdre à accueillir leurs concurrents des autres sports au sein d’une même structure de jeu. Il risque d’y avoir à terme un conflit d’intérêts, par exemple si les paris sportifs rapportent autant sinon plus que les paris sur les courses. De plus, il deviendrait impossible de défendre avec la même conviction la nécessité de la protection de la filière cheval grâce à l’organisation du PMU, dès lors que l’argent récolté par le PMU viendrait tout autant des autres sports que des courses. Si on laisse faire les stratèges financiers du PMU, la perte d’identité du PMU risque, à terme, de se retourner gravement contre les courses. 4 Régularité des courses Face
au contexte nouveau de la concurrence, l’ANT demande plus que jamais
l’instauration d’un véritable contrôle de la
régularité des courses, dans la plus grande transparence,
et réitère son souhait de professionnalisation du corps
des commissaires pour les couses PMU. 5 Dépassement
de poids des jockeys 6 Produit des paris Le produit des paris doit être publié systématiquement dans la presse. Au besoin, le PMU doit en assurer le financement. L’opacité actuelle est malsaine. Elle crée une impression de dissimulation et donne lieu à toutes sortes de rumeurs, y compris un procès contre le PMU, car les turfistes ne peuvent expliquer certains rapports sans avoir les chiffres en leur possession. Une éthique de transparence s’impose. 7 Courses d’obstacle en hiver L’ANT demande qu’un bilan de la dangerosité des courses d’obstacle en hiver soit établi par France Galop, et que ce type de courses soit abandonné pendant cette période s’il s’avère que la santé des chevaux est en péril. 8 Equidia L’ANT demande la création d’un espace de liberté de parole sur Equidia, chaîne sur laquelle on ne donne jamais la parole à l’Association Nationale des Turfistes.
La séance a été levée à 11 h 45.
Signé Eric Hintermann, Président.
Communiqué sur la suspension du fonds de reconversion pour les vieux galopeurs. Les turfistes ont appris, après la tenue de l’assemblée générale, que France Galop avait suspendu le fonds de reconversion des vieux galopeurs. L’ANT félicite M. Patrick Fellous, membre du comité de France-Galop, pour sa prise de position énergique en faveur de son rétablissement. Il en va du respect des chevaux qui ont fait vibrer les turfistes pendant des années et qui méritent une digne retraite. Les chevaux ne sont pas des numéros. |