Les Actionnaires du Galop ont sollicité votre point de vue sur les propositions de réforme de la prime aux éleveurs. Voici la synthèse de ce qui a été dit dans ce débat en octobre 2001.

Force est de constater le passage en force de la réforme sur la prime à l'éleveur au Conseil d'administration. Et ce malgré l'absence de consensus et la totale division des intervenants. Il est intéressant de constater que tous les éleveurs verront leurs primes baisser dans les courses réservées aux chevaux nés et élevés en France. Sauf les éleveurs d'AQPS. Dans ce contexte, il est troublant que le président des AQPS n'ait pas voté sur la réforme de la prime à l'éleveur. Ce non-vote ayant fait basculer le scrutin et passer la réforme.

Synthèse du projet et point de vue des Actionnaires du Galop
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Synthèse du projet et point de vue des Actionnaires du Galop
par Corine Barbe

Pourquoi une réforme de la prime aux éleveurs ?

Lorsque le débat a été lancé, le Président Lagardère a mis une condition majeure et restrictive à la réforme de la prime à l'éleveur : la réforme doit obtenir un consensus !
Nous en sommes très loin : un tiers seulement du Conseil du Plat s'est dit favorable à la réforme et le Conseil d'Administration n'a pu réunir (fait rarissime) qu'une très courte majorité en faveur du projet.

Face à une mesure qui modifie entièrement le mode de distribution de la prime de tous les éleveurs, une consultation de l'ensemble des éleveurs serait le seul moyen efficace de trancher ce sujet délicat.

Rappelons que :
- Le système actuel n'est pas contesté.
- La réforme veut augmenter les ressources d'une catégorie d'éleveurs extrêmement réduite : les « éleveurs vendeurs à l'exportation » (parfois des sociétés étrangères qui élèvent en France).
- La prime à l'éleveur serait désormais calculée sur les allocations + primes aux propriétaires. Ce changement d'assiette mettrait fin à l'indépendance de la prime au propriétaire (lberté qui a permis de l'augmenter fortement ces dernières années).
- A l'étranger, il deviendrait beaucoup plus facile d'obtenir une prime : l'allocation plancher serait baissée en plat, alors que le plafond et le nombre de placés bénéficiaires serait augmenté dans les deux disciplines.

Dans un contexte de croissance des enjeux, le prix de la mesure est difficile à accepter, en effet :
- Sur les courses françaises, le taux de la prime à l'éleveur en obstacles baisserait de 6,3 %, passant de 16 à 15%.

Si la nouvelle « assiette » rendait la prime dégressive au fur et à mesure du vieillissement du cheval, ce serait seulement en France et en plat.
La réforme entraînerait en plat une baisse des primes dans les Listed et Groupes de - 2 % à 3 ans et de - 10,4 % à 4 ans.
De plus, en passant de 21 à 20 %, la prime à l'éleveur baisserait de - 4,8 % dans toutes les courses françaises réservées aux « nés et élevés ».

Enfin l
a réforme entraînerait l'apparition en obstacles d'un plafond annuel limitant les primes obtenues par un cheval (cumul avec l'étranger).

On peut douter de l'empressement à venir des Pouvoirs Publics à renflouer la part des encouragements, si nous augmentons la partie qui sera distribuée sur des supports étrangers.

L'application des 35 heures implique une augmentation inévitable des coûts d'entretien et, compte-tenu de la situation actuelle des propriétaires français, l'indexation d'une prime sur une autre prime est très périlleuse. La vraie priorité est d'augmenter les allocations.

L'enveloppe globale des encouragements est limitée. Toute modification interne susceptible de changer l'équilibre de la répartition est l'affaire de toute la filière. C'est pourquoi nous demandons que les membres du Comité soient consultés sur cette réforme dont l'opportunité est aussi contestée que le contenu.

Vos principales réactions, recueillies sur notre Forum, par ordre chronologique

- Réaction aux réactions (un entraineur anonyme - 12/01/02)
Avant d'indexer parallelement les deux primes (prop. et eleveurs), peut-être faudrait il revenir en arrière et voir les graphes des deux elements. On comprendra facilement que la prime eleveur a eu une augmentation bien superieure ces dernieres années, et que l'equipe dirigeante des eleveurs adopte une strategie intelligente, en sachant que le rattrapage de la prime prop. est inevitable alors autant se baser sur cette donnée !
Rappelons que le proprietaire subit un budget entretien important, c'est le principal acteur de l'industrie conjointement avec le parieur, et en moyenne il ne couvre que 54% de ses frais de pension sans parler de l'amortissement de ses chevaux.
Acceptons nous de penser que le proprietaire ne sera qu'un mecene et sa passion coutera tres chere, ou bien voudra-t-on dynamiser cette entité et pencher vers un equilibre financier Pension-gain ?
L'eleveur a trois schémas d'exploitation principaux : la commercialisation, la location, l'exploitation en courses. Ces troies voies sont directement liées aux allocations dans notre pays, alors pourquoi toujours compliquer les mecanismes financiers de l'institution pour privilegier une categorie plus que l'autre. Le seul dénomitateur commun pour la santé de l'institution ce sont les ALLOCATIONS. La santé des élevages européens voisins ne dépend pas des primes leurs revenant, mais plutot de la valeur de leurs éleves, du marché intérieur et à l'exportation, et nombres d'entre eux exploitent directement en competition.
Pour la petite histoire, cet été à Deauville un éleveur était effondré de savoir que son élève partait pour un pays etranger, sachant que la prime était bien inferieure,et l'acheteur n'a pas eu droit à une poignée de main! Voilà des exemples pervers du mecanisme actuel.
Les arrivées des courses importantes de l'année montrent a quel point nous sommes dominés par d'autres elevages, et on sait qu'une fiscalité incitative est une des voies principales pour relancer la filiere. Profitons de l'occasion que les ministres de l'agriculture Irlandais et Francais soient proches pour tirer des parallèles sur les differentes mesures qui ont bien fonctionnées : fiscalité zéro sur plus value etalon egal un cheptel de qualité. Irish thoroughbred marketing (frbc irlandais puissance 100 !) a instauré un remboursement systématique du transport (sur base billet apex) des acheteurs étrangers pour stimuler le marché exportateur et encourage vivement financierement les proprietaires étrangers a mettre des chevaux a l'entrainement ,et les accueille comme des rois ! Etc...
Les courbes montants des primes a l'eleveur et pourcentages des gains chevaux francais par rapport aux etrangers, sont inversement proportionnelles depuis vingt ans ! La politique de l'elevage n'a pas eu les resultats escomptés, et peut-être faudrait-il diriger une partie des moyens financiers dans d'autres voies.

- Et les chevaux (Laurent Broomhead - 02/10/01)
La tendance actuelle est à la multiplication des courses : un événement quotidien, une réunion de galop quotidienne, des courses en nocturne... Il va falloir augmenter le nombre de chevaux à l'entraînement. Or une telle réforme, qui favorise l'exportation pour un petit nombre d'éleveurs important me semble aller dans le sens contraire de l'histoire, en pénalisant les petits propriétaires et éleveurs comme moi, qui ont besoin d'encouragements, et non de voir leurs primes diminuer.

- Qui finance ? (06/10/01)
Il semble prioritaire de se préoccuper d'augmenter les allocations. En effet, a force de mesures corporatives : développement des primes à l'éleveur ... rééquilibrage Trot Galop, rééquilibrage Province Paris ... On arrive à déséquilibrer dans l'autre sens et la courbe ascendante des frais n'est pas suivi, comme elle l'était par le passé de la courbe ascendante des allocations ... Mettre en oeuvre une opération de secours aux éleveurs vendeurs à l'étranger paraît tout à fait dérisoire si l'on ne s'occupe pas de soutenir les propriétaires qui produisent le spectacle sur lequel sont récoltés les enjeux ?

- Who cares ? (06/10/01)
Votre question est naïve. Le Galop est à l'image d'un pays où certains dirigent pour défendre leurs intérêts particuliers. Que peuvent faire les actionnaires contre cela ? Réponse (Un actionnaire - 08/10/01) Les actionnaires ont les moyens de la parole, de la discussion et de la persuasion. Si personne, jamais, ne soulève les interrogations et les doutes, alors évidemment rien ne progressera. à force de remettre en question toutes les décisions prises, un jour nous gagnerons une bataille et puis une autre. Le secret absolu est d'y croire jusqu'au bout.

- Attention ! (Bayard - 08/10/01)
Le turf : Les primes à l'éleveur étaient oubliées ... Curieux quand on sait qu'elles sont indexées aux allocations qui elles augmentent ! En fait, quelques cas particuliers veulent saisir au vol un morceau du gâteau sous couvert de protéger de pauvres victimes. Et puis comment accepter qu'un cheval incapable de gagner sans médication, vois son éleveur récompensé parce qu'il courra dopé à l'étranger ?

- La cremerie (Maurice Arina - 08/10/01)
A force de vouloir le beurre et l'argent du beurre ainsi que la crémière, nous finirons par perdre la vache.

- Prime aux déficients ? (Corine Barbe - 08/10/01)
Si un éleveur élève un cheval qui a besoin d'aide chimique ; ce cheval est considéré en France comme déficient (dans le cadre d'un encouragement à l'amélioration de la race et de la sélection dans l'élevage) : ne pouvant être "aidé" il rapportera peu ou pas de primes à son éleveur. La réforme du syndicat, en augmentant l'accès aux primes à l'étranger permettrait à son éleveur d'être récompensé pour ce poulain déficient. à terme, au lieu de pousser l'éleveur à changer de croisement et à améliorer, il sera encourager dans une voie qui en France n'est pas reconnue. Cela amène à l'inverse de l'amélioration

- Quelle honte ! (electron libre - 08/10/01)
Il est honteux de promouvoir le doping ! comment l'Etat peut-il cautionner cela ? - Eleveurs oubliés ? (Corine Barbe - 08/10/01) Dans sa tribune du jour, CH de Moussac prétend que la réforme est indispensable dans un contexte où les éleveurs sont "oubliés". Rappelons que chaque augmentation des allocations retombe sur les éleveurs (2001 et 2002). C'est aussi le cas de l'augmentation globale sur toute la France depuis 10 ans (délocalisations -décentralisation - promotions de réunions PMH > PMU) Enfin, il est clair que l'augmentation de la prime propriétaire est une incitation directe à acheter français. Ce qui est une retombée directe sur les éleveurs de chevaux français. Dans ce cadre la cible atteinte est bien plus large qu'en baissant certaines primes en France pour augmenter les primes à l'étranger.

- Non (08/10/01)
Les éleveurs semblent être le premier souci de France Galop. Leur confort, leur santé prime sur celles des parieurs et des propriétaires qui paient pour le spectacle. Ne pourrait-on supprimer la prime à l'éleveur ?

- Le Message du réformateur est creux (10/10/01)
La lecture de PAris Turf ne m'apprends rien de positif sur cette réforme. Je ne vois qu'une chose, alors que les prix augmentent, certains auront moins qu'avant. comment est-ce possible ? Réponse : on peut encore se battre (Corine Barbe - 11/10/01) Il reste une chance de convaincre le président Lagardère qui a toujours souhaité un consensus sur le sujet. Et puis, on peut aussi compter sur la tutelle de l'agriculture gardienne du principe d'encouragement ... Nous les avons contacté. MErci d evotre message

- NON (10/10/01)
1. Toujours de l'argent pour les mêmes = beaucoup de petits perdants avec la nouvelle formule, pour quelques gros gagnants (Lagardère, Wertheimer, O'Reilly, Moussac, Chambure, ') 2. Plus d'argent pour les chevaux qui ne font pas la recette (étranger) 3. Plus d'argent pour les chevaux dopés

- Les PP (Paul NAHIM - 11/10/01)
les actionnaires du galop seraient-ils à la remorque des PP qui ont pris se combat à bras le corps il y a bien longtemps... Réponse : Polemiquer ou travailler ? (Corine Barbe - 11/10/01) Vous devez être mal renseigné. Les actionnaires du Galop se battent contre la réforme depuis le départ : au Comité, et au Conseil du Plat où ils sont les seuls avec les entraîneurs à ne jamais avoir voté pour. Grâce à cette résistance, la réforme a évolué à plusieurs reprises pour s'adoucir, mais nous la rejetons car elle compromet l'équilibre de la distribution. Au Conseil de l'obstacle, seul l'actionnaire du Galop s'est battu contre. Ce conseil a adopté tout d esuite la réforme, acceptant la création d'un plafond en France ! Nous se sommes pas au Conseil d'Administration où les PP sont nombreux. Ils ont voté contre, mais cela n'a pas suffi. Le sachant, nous renforçons notre lutte pour obtenir une nouvelle réflexion du président Lagardère et pour informer la Tutelle de toutes les implications de la réforme. Il y a une chance de gagner et les nous travaillons sur ce dossier avec certains PP qui comme nous ne font pas de politique politicienne, mais veulent le meilleur pour les courses. Les grands esprits se rejoignent, les petits se dispersent ! En ce qui me concerne, je dépense beaucoup d'énergie à étudier les dossiers et à construire des propositions. L'important est de progresser, peu importe qui est qui, qui soutient qui. Si les courses vont bien, je vais bien ! Merci de votre contribution !

- Voir Pierre Champion (Eric Péchadre, Observatoire Européen des établissements de Santé, 11/10/01)
Encore un sujet sur lequel je constate que nos opinions se rejoignent... Il semble néanmoins, malgré le vote négatif des représentants PP au Bureau, qu'il soit trop tard au niveau de France Galop. La balle est désormais dans le camp des tutelles qui j'espère ne se laisseront pas embobiner... Pierre Champion avait exprimé l'opinion de notre mouvement dans un article important paru dans Paris Turf à la mi-septembre. A Bientôt. Eric Péchadre trésorier des P.P. Réponse : Bien reçu et merci ! (Corine Barbe - 11/10/01) Nous travaillons de notre côté à informer la Tutelle de toutes les implications de cette réforme. Je pense qu'il reste une chance ! Je sais que les PP s'activent aussi. Plus il y aura de refus argumentés exprimés et meilleure sera la chance de réussir. L'union fait la force et sur les bons sujets, il est logique de se retrouver. Curieusement le Syndicat des propriétaires est muet (et a voté pour !) Merci de votre contribution.

- Quelles nouvelles ? (Bayard - 12/10/01)
Avez eu des nouvelles sur ce dossier ? Vos démarches progressent-elles et gardez vous bon espoir ? Réponse : Rien n'est perdu ! (Corine Barbe - 12/10/01) Pour l'instant le dossier est étudié. ce qui est déjà énorme ... Nous en saurons plus après le Conseil d'Administration de la semaine prochaine et avant le Comité du 25/10. On peut vraiment y croire tant que la Tutelle n'a pas donné son accord !

- A l'attention de M. DE MOUSSAC (Edmond - 12/10/01)
De la part de Edmond, représentant d'un pool de petits propriétaires. Question à M. MOUSSAC : Vous dites dans votre argumentaire paru dans le Paris-Turf du 09 octobre que «de votre nouvelle réforme, il y a que du mieux à attendre » pour les éleveurs. Etant auvergnat d'origine, je suppose que ce « mieux » il faut bien le prendre quelquefois et que ce quelquefois se prendra forcément dans l'enveloppe globale aux encouragements, donc indirectement aux allocations destinées aux propriétaires. Or, si le nombre des propriétaires français a diminué si fortement aux cours de ces dernières années, c'est justement à cause des trop faibles allocations qui ne parviennent pas, depuis longtemps, à couvrir le coût des frais d'entraînement. Représentant un pool de petits propriétaires, nous avons vraiment l'impression que votre réforme veut très vite profiter de cette croissance des enjeux qui ne sera peut être qu'éphémère aux dépens de ce que nous, petits propriétaires, attendons depuis si longtemps pour que notre passion ne s'apparente plus à du mécénat, à savoir, une franche et indispensable augmentation des allocations. J'espère que vous aurez l'occasion de nous répondre avec des arguments chiffrés et clairs que des petits propriétaires non spécialisés pourront comprendre. Toujours dans le même article, nous sommes étonnés et même choqués du ton désinvolte avec lequel vous traiter la médication à l'étranger. Cela est pour le moins surprenant venant du président du syndicat des éleveurs. Réponse ; Croyez vous qu'il va répondre ? (sceptique - 13/10/01) Pensez vous que dans l'hypothèse où il vienne inspecter le Forum, le président de Moussac va répondre à vos questions. J'en doute, vu que d'après les bruits, il terrorise son Comité et s'oppose à une consultation de tous les éleveurs ... Gardez courage !

- A quand la prime aux dirigeants ? (13/10/01)
Je m'étonne que la résistance assez générale et bien répartie chez toutes les tendances n'ait pas suffit à empêcher cette réforme. Quel est la vraie raison. Les élus ne le sont-ils que pour défendre leurs intérêts particuliers ? Vont-ils bientôt imposer une Prime réservées aux membres de l'exécutif du Galop ?

- Et le syndicat des propriétaires ? (13/10/01)
J'ai lu vos échanges,et je me demande comment le Conseil d'administration a pu voter ce truc débile des éleveurs. Il y a d'autres éleveurs qu'eux et quelle est la réaction du syndicat des propriétaires ?

- Un peu de courage (Paul NAHIM - 16/10/01)
Je regrette de constater que rares sont ceux qui donnent leurs noms pour s'exprimer sur ce forum. Dans ce débat, il faut s'exprimer la tête haute. P. CHAMPION, Hubert TASSIN, Jean d'INDY, Eric PECHADRE pour les P.P., Corine BARBE pour les actionnaires (quel nom bizarre !) affichent ou ont affichés clairement leurs idées dans les instances ou sur ce site. Les autres se cachent derrière un pseudo qui me laisse ... septique

- Merci à la tribune d'action-galop (Roger Diveu - 20/10/01)
Les 1% de surplus proviennent des joueurs, du public jouant surtout au quinté. Pour attirer un public nombreux, il faut avoir des champions connus et des compétitions disputées. Les courses de quinté en plat et obstacle font le spectacle, ainsi que les deuxièmes épreuves. Pourquoi vouloir aller contre les deux pôles majeurs des courses de chevaux. Une minorité puissante d'éleveur - vendeur pense à leur puissance économique et non à l'intérêt sportif du cheval et du spectateur. L'éleveur privilégiant les courses françaises doit être soutenu. Le non sens veut soutenir et promouvoir la fuite de nos meilleurs éléments. On ne peut pas toujours prendre ( voir "la cré merie" sur le forum). On doit un soutien fort et large au cheval né en France, élevé en France, entraîné en France courant en France et à l'étranger. Il donne de l'éclat, du rayonnement à notre sport et fait vivre toute la filière équine française. On doit un soutien faible et stricte au cheval né en France, élevé en France mais exporté. On doit indexer la prime à l'éleveur sur l'allocation de la course. On doit distinguer 4 catégories d'âges: 2, 3, 4, 5 et +. Chez l'homme, il existe dans le sport les minimes, les cadets, les juniors, les seniors. On doit favoriser l'athlète au summun de son art et non les jeunes pouces. Le cheval sportif devient de plus en plus une météorite finissant dans les assiettes !!!!!. La base des propriétaires gardent leurs chevaux à l'entraînement après 3 ans sauf les spéculateurs équins. Sur une base de 100: 2 ans 20 %, 3 ans 26 %, 4 ans 30 %, 5 ans et + 24 %. Le paiement des allocations, des primes jusqu'au 5 èmes suivant le nombre de partant ( base PMU ) pour l'intérêt du sport et du public (le financement). Suppression des surprimes car où se trouve " l'ambition sportive" d'un gagnant de LR, de G III avec une course de 5 partants. Une revalorisation de la discipline de l'obstacle qui est spectaculaire au yeux du public. De plus, on pourraît éviter la fuite de nos meilleurs éléments vers l'étranger comme pour le plat. Merci à la tribune d'action-galop qui laisse libre court à la démocratie. - Quelle est la priorité ?

- (Eric Blaisse - 12/11/01)
Mille bravos à Corine Barbe pour avoir eu le courage de dire aux éleveurs que la priorité n'était pas de réformer le système des primes à l'éleveur, mais d'augmenter les allocations. Je sais de quoi je parle, car je fais, hélas, partie de la plus grande association (fantôme) des propriétaires : l'association-des-ex-propriétaires-de-chevaux-de-courses-qui-n'auront-plus-jamais-un-cheval-de-course-ni-même-une-part-de-cheval-de-course !...Du moins... tant que les allocations ne seront pas sérieusement augmentées (ce dont profiteront, d'ailleurs, les éleveurs).