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L'élevage
des chevaux de course |
Comment
se passe l'élevage d'un cheval ? Quelles sont les étapes,
les difficultés, les espoirs ? Quelles sont les spécificités
liées à la race des pur-sang ?… La technicité
des informations ci-dessous permet de mieux saisir la passion des éleveurs,
et la fierté de voir courir les produits que l'on a imaginé.
N'hésitez pas à nous poser
des questions pour compléter cette rubrique.
Et
revenez la consulter… Elle sera enrichie, en particulier d'illustrations.
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Accès
direct aux chapitres :
- La poulinière
- Le cycle de la poulinière
- Le comportement de la poulinière pendant les chaleurs
- La saillie
- La gestation
- Le poulinage
- Jusqu'au sevrage
- Les difficultés les plus fréquentes
- L'amélioration génétique
- L'identification des chevaux avec le système SIRE
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La
poulinière
La
destination naturelle de toute jument est de devenir poulinière
après sa carrière de concours ou de course. Tous les 16
à 25 jours, en moyenne, la jument est prête à faire
craquer les cracks. Détaillons son appareil génital, avant
le moment fatidique de l'accouplement.
L'anatomie
de la poulinière
De
la jument, on voit d'abord à l'extérieur ses mamelles.
La jument a deux pis par mamelle.
Et puis sa vulve, en dessous de l'anus.
1)
Les ovaires (4 à 5 cm - 40 à 50 grammes) : l'ovaire gauche
est très développé et souvent plus actif que le droit.
Il est placé sous le rectum. Le droit est légèrement
plus haut.
2) L'oviducte (20 à 30 cm) : son pavillon recueille l'ovule. Il
relie l'ovaire à l'utérus, via la trompe utérine.
3) L'utérus : tapissé d'une épaisse muqueuse, il
est composé de deux parties. La réunion des deux cornes
aboutit au col.
4) Le vagin : cavité de 20 à 30 cm, tapissée de muqueuse.
5) La vulve : ses deux lèvres ferment l'entrée du vagin
et protègent dans leur partie inférieure le clitoris.

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Le
cycle de la poulinière
Les
chaleurs se manifestent généralement de mars à juin
et de septembre à novembre (chaleurs d'automne).
Les périodes sont régulières et espacées d'environ
22 jours.
L'appareil génital femelle est soumis à un cycle œstrien,
qui peut se décomposer en quatre phases :
1) Prœstrus (3 jours) : Le follicule qui entoure la cellule reproductrice
(ovogonie) grossit et arrive à maturité sous l'influence
d'une hormone (l'oestrogène).
2) Oestrus (6 jours) : Le follicule éclate et laisse sortir l'ovule.
On parle de "follicule hémorragique". Cette ponte ovulaire
s'accompagne d'une chute du taux d'œstrogène.
3) Postœstrus (7 jours) : Apparition du corps jaune qui permet la
cicatrisation. Il y a sécrétion d'une autre hormone, la
progestérone, dont la quantité va croissant.
4) Diœstrus (7 jours) : Le corps jaune continue à grandir
et la sécrétion de progestérone atteint son taux
maximum. Ce seuil déclenche la dégénérescence
du corps jaune et permet le début de la phase suivante (prœstrus).
La boucle est bouclée, le cycle est achevé.
Notons qu'il est possible de synchroniser les chaleurs par des traitements
hormonaux.
D'autre part la jument est à nouveau en chaleur 7 à 8 jours
après la mise bas.
L'évolution
de la poulinière pendant son cycle
À
chaque étape du cycle, on peut observer des modifications de l'appareil
génital femelle, importantes à reconnaître pour savoir
quand la jument doit être fécondée.
- La vulve : pendant l'œstrus, elle est gonflée et "clignote"
lorsque la jument urine. De plus, des filaments de mucus s'en échappent.
- Le vagin : écarté à l'aide du spéculum,
on peut observer les muqueuses rouge luisant.
- Le col de l'utérus s'ouvre.
- L'oviducte : pendant l'œstrus, contraction ascendante pour aider
la montée des spermatozoïdes.
Au contraire, en postœstrus, contraction descendante pour aider l'œuf
à rejoindre l'utérus.
- Les ovaires : plus ou moins dilatés suivant la quantité
de follicules en maturation. Ils rendent la jument chatouilleuse et sensible.
Notons qu'un seul follicule libère l'ovaire, tandis les autres
régressent.
Il est aussi possible de visualiser des follicules grâce à
l'échographe, basé sur le principe du sonar. Les follicules
apparaissent sur l'écran et leur taille peut être mesurés.

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Le
comportement de la poulinière pendant les chaleurs
Les
chaleurs durent de 3 à 7 jours.
La jument en chaleur présente des signes caractéristiques,
des modifications de son comportement :
- Comportement quotidien : excitation générale, mouvements
dans son box…
- Passage à la barre : vérification par mise en contact
avec le souffleur (ou boute-en-train) de part et d'autre de la barre.
La jument s'immobilise, dresse la queue, urine et clignote.
- Dosage hormonal : il est possible de connaître à quelle
phase de son cycle en est la jument par un dosage hormonal. Ainsi le taux
d'œstrogène augmente, puis chute après le seuil maxi,
ce qui indique l'arrivée de l'œstrus.

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La
saillie
Une
belle poulinière en chaleur…
Un bel étalon en forme…
Il y a de la saillie dans l'air !
Le plus souvent naturelle, parfois artificielle.
En main ou en liberté.
Que c'est beau l'amour ! Un peu bref, c'est vrai…
Mais après tout, c'est pour le bien de l'espèce !
La
monte en main
Elle est pratiquée pour les animaux de race (pur-sang, trotteurs…)
La saison de monte à lieu du 15 février au 15 juillet.
L'étalon, qui va saillir plusieurs dizaines de juments dans l'année,
demeure dans son haras. On lui amène les juments en chaleur.
On multiplie les précautions pour éviter toute atteinte
physique ou biologique, en particulier de l'étalon :
- On nettoie la vulve de la jument.
- On lui pose (le plus souvent) un tablier de cuir sur le garrot pour
éviter les morsures du mâle.
- Un tord-nez est passé autour du bout du nez pour limiter ses
mouvements.
- On entrave l'un de ses membres postérieurs (parfois les deux)
et l'on tient sa queue (pour éviter les coups de botte).
- Puis l'étalon est amené à la jument. Celui-ci la
flaire jusqu'à complète érection. C'est la saillie.
- Lors de l'éjaculation, l'étalon a un mouvement des reins
et de la queue. On contrôle le passage de l'éjaculat dans
l'urètre.
- On lave enfin les organes génitaux des reproducteurs.
Parfois on double la saillie un jour après.
Si la jument n'est pas pleine au premier saut (c'est souvent le cas),
elle revient autant que nécessaire pendant la saison de monte.
Un étalon peut saillir plusieurs fois par jour, le matin et l'après-midi.
La
monte en semi-liberté ou liberté
- La monte en semi-liberté : on détecte les juments en chaleur
grâce à un mâle vasectomisé muni d'un harnais
marqueur. On extrait les juments marquées et on les présente
à un étalon de valeur.
Cette monte améliorerait le taux de reproduction.
- La monte en liberté s'adresse à des animaux de moindre
valeur. On doit toutefois habituer l'étalon.
Cette monte n'est pas pratiquée pour les pur-sang.
L'insémination
artificielle
Le sperme de l'étalon est prélevé dans un vagin artificiel
et la semence est diluée en doses injectables pour utilisation
immédiate ou pour congélation.
L'insémination artificielle est interdite dans de nombreux pays
(et en particulier en France) pour les pur-sangs.
Elle se développe pour les trotteurs.
Elle a permis aussi de sauver des races en voie de disparition comme le
cheval de trait breton.

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La
gestation
Fécondation, nidation, gestation…
Qu'ils sont longs ces onze mois d'attente, quand on sait tout ce qui peut
arriver à un fœtus !
Poulinage, sevrage…
Qu'ils passent vite ces six mois de vie commune, où le foal et
sa mère semblent si heureux ensembles, avant que leurs destins
ne se séparent !
Fécondation
L'ovulation a produit un ovule qui descend de l'ovaire dans l'oviducte.
La saillie a emmené dans l'utérus des spermatozoïdes
qui remontent dans ce même oviducte où la rencontre a lieu.
Si les spermatozoïdes sont viables, la fécondation peut intervenir
:
1) Pénétration du spermatozoïde : lorsqu'un unique
acrosome a percé la membrane de l'ovule, les autres spermatozoïdes
sont rejetés.
2) Fusion des noyaux : la réunion et le mélange des deux
cellules porteuses de 32 chromosomes chacun, donnent naissance à
un œuf contenant 32 paires de chromosomes.
Nidation
L'œuf fécondé dans l'oviducte redescend vers la muqueuse
utérine où il va se fixer.
Entre la ponte ovulaire et la nidation, il peut se passer de 3 à
4 jours.
Gestation
La gestation dure 11 mois (entre 320 et 360 jours).
L'embryon flotte dans le liquide amniotique.
Il est relié par le cordon ombilical d'un mètre au placenta
: poche épaisse à travers laquelle les aliments peuvent
passer, ainsi que les gaz (O2, CO2), les virus…
Plusieurs méthodes permettent de détecter la gestation (jument
pleine) :
- l'échographie (19 j)
- le non-retour en chaleur (22 à 23 jours)
- le palper rectal (30 j) par un praticien expérimenté
- le test de la lapine et jumatest (45 j).
Pendant la gestation, le corps jaune persiste et se renouvelle (corps
jaune secondaire). Ceci s'accompagne de variations du taux d'hormones
qui conduira au déclenchement d'un nouveau cycle lors de la mise
bas.
Croissance
du fœtus
- 9 semaines : l'embryon nage dans le placenta qui le nourrit.
- 10 semaines : le cœur bat (160 battements/minute), puis abaissement
à 100 environ à la naissance.
- 3 mois : formation des sabots et des apophyses des os longs.
- 4 mois : appareil circulatoire (poids = 1 kg)
- 5 mois : organes sexuels - poils aux lèvres (poids = 3 kg)
- 7 mois : crinière (poids = 10 kg)
- 8 mois : poils sur le dos (poids = 15 kg)
- 9 mois : couvert de poils (poids = 30 kg)
- 10 mois : poids = 40 kg
- 11 mois : poids = 50 kg

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Le
poulinage
Parfois
la jument annonce son poulinage (également appelé parturition)
par un changement de comportement.
Parfois, c'est la surprise !
C'est le plus souvent dans la nuit que le fœtus est expulsé
avec les enveloppes du placenta. Durée : de 5 à 15 minutes.
Quelques gouttelettes de lait apparaissent à la mamelle.
La jument s'isole et, après la rupture de la poche des eaux, les
contractions poussent le fœtus vers le vagin (muscles abdominaux
et diaphragme).
Le poulain sort les antérieurs et la tête en premiers, puis
vient le reste du corps.
Le cordon ombilical se rompt une demi-heure plus tard quand le poulain
se redresse.
Il faut surveiller la sortie de la délivrance qui dure au maximum
3 heures.
Intervention humaine : ligature du cordon, séchage de la jument
et nettoyage des mamelles. On peut aussi aider le poulain à se
lever et le guider pour aller téter le premier lait : le colostrum,
important pour forger les défenses immunitaires du foal.

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Jusqu’au
sevrage
Le
poulain, appelé foal, naît avec toutes ses capacités
de mouvement.
Mais il dépend de sa mère pour la protection qu'elle lui
apporte, et surtout pour l'alimentation.
L'allaitement apporte de 2,5 à 5 litres de lait par jour la première
semaine, de 12 à 15 litres environ par la suite.
Si la mère ne produit pas assez de lait, des compléments
lactés peuvent être donnés au foal.
Après quelques jours au box, le foal et sa mère son amenés
dans un paddock où le foal découvre la vie en société.
Elle durera environ 5 mois, avant que le lait de la mère ne diminue
en qualité et en quantité. Progressivement le foal se nourrit
indépendamment.
Au moment jugé opportun, l'éleveur éloigne la mère,
c'est le sevrage. En général la mère est déjà
pleine.
Le foal commence sa vie indépendante, en compagnie de congénères
de son âge et de son sexe.

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Les
difficultés les plus fréquentes
Plusieurs
facteurs peuvent contrarier la reproduction et réduire son efficacité
: l'étalon, la poulinière, la qualité de l'élevage…
Mais aussi les accidents pendant la gestation.
Et le foal n'est pas à l'abri de maladies.
Bref, obtenir un beau foal sevré relève du parcours du combattant,
et de beaucoup de professionnalisme, fondé sur l'observation permanente
des animaux.
Étalon
La stérilité de l'étalon peut être temporaire
(à la suite d'une blessure) ou bien permanente.
Les symptômes sont dus à une libido faible (réduction
de l'érection, de la monte, de l'intromission et de l'éjaculation)
ou à une qualité médiocre de la semence (production
faible de sperme, formes anormales des chromosomes).
Une surcharge de travail, des traitements inadaptés ou une utilisation
excessive comme étalon peuvent entraîner une telle stérilité.
Il faut savoir qu'en moyenne, les étalons peuvent mener à
bien 85 % des conceptions dans un groupe de 60 à 80 juments, à
raison de 1,5 à 3 services par juments et par saison.
Avec un taux de fertilité de seulement 20 %, un étalon
est considéré comme totalement stérile.
Poulinière
a) Problèmes de chaleurs :
Idéalement la jument procrée tous les ans et devient grosse
dans les meilleurs mois, de mars à juin inclus.
La jument est à nouveau en chaleur 7 à 8 jours après
la mise bas. Les chaleurs suivantes sont souvent favorables à la
saillie.
Mais des cycles peuvent être anormaux :
- Ovulation silencieuse : pas de manifestation extérieure. Le plus
souvent chez les vieilles juments.
- Formation de kystes (souvent sur l'ovaire gauche) par absence d'ovulation
ou lorsque le corps jaune ne dégénère pas.
- Nymphomanie : exagération du comportement sexuel due à
un dérèglement hormonal qui peut aller jusqu'à empêcher
l'ovulation.
- Malformation de l'appareil génital.
Des traitements hormonaux permettent de résoudre de nombreux problèmes
et de synchroniser les chaleurs.
b) Stérilité de la jument :
Elle est parfois due à des causes psychologiques : l'origine de
l'échec de la conception est à rechercher plus dans la méthode
et l'organisation que dans des troubles pathologiques.
Elle peut aussi être provoquée par des anomalies chromosomiques,
la sénilité, une fibrose de l'utérus, des trompes
de Fallope bouchées, à des tumeurs aux ovaires…
Avortement
La gestation d'une jument dure entre 320 et 360 jours.
Un poulain né entre le 300e et le 320e jour est qualifié
de prématuré : il est petit, faible et survit difficilement.
Les poulains nés avant le 300e jour n'ont aucune chance de survie.
Ils sont avortés.
Les principales causes de l'avortement :
a) Les jumeaux
La cause d'avortement la plus courante est la présence de jumeaux.
Il y a compétition pour l'insertion des deux fœtus dans le
placenta. Dans la plupart des cas, l'un des jumeaux meurt et provoque
l'avortement entre le 7e et le 10e mois.
Rarement les deux fœtus vont à terme.
En cas de doute, le vétérinaire doit vérifier la
présence d'un ou deux fœtus, et provoquer éventuellement
l'avortement.
b) Causes non infectieuses
On les comprend mal. Elles sont dues à des troubles génétiques,
immunologiques, hormonaux ou circulatoires.
c) Les bactéries
Des microbes attaquent le placenta ou le fœtus qui ne peut vivre
et se développer normalement.
d) Le virus de l'herpès
Ce virus Equid I infecte d'abord l'appareil respiratoire. La plupart des
avortements ont lieu entre le 7e et le 9e mois de la gestation, mais certains
cas se produisent à terme. L'avortement est alors spontané,
sans poussée mammaire préalable. Les poulains qui naissent
presque à terme souffrent généralement d'une septicémie
(infection généralisée du sang) et meurent dans les
4 jours qui suivent la naissance. La jument peut avoir une tension mammaire
normale et du colostrum dans les pis.
e) Mycose
L'avortement d'origine mycosique intervient aux environs du 9e mois. Le
placenta s'épaissit beaucoup, avec à la surface, un exudat
brunâtre. Le champignon s'étend sur toute la surface du placenta
et le détruit peu à peu. Le fœtus privé d'alimentation
est en état de sous-nutrition. L'avortement intervient quand le
fœtus meurt. Il peut cependant arriver à son terme. Sa survie
est alors limitée. Il peut être atteint de septicémie
ou de débilité.
Mauvaises
mères
Toutes les mères ne sont pas à même de s'occuper correctement
de leur foal.
- Certaines manquent de lait, ou leur lait est trop pauvre. Il faut alors
confier le foal à une mère nourricière, qui n'est
pas nécessairement de la même espèce.
- Certaines refusent leur poulain, et là encore il faut leur trouver
une mère, car si l'homme s'occupe du foal, celui-ci ne pourrait
trouver son équilibre psychique.
Foal
La période néo-natale est celle des 4 jours qui suivent
la naissance. Les maladies du poulain nouveau-né sont classées
en 4 groupes.
a) Groupe 1 : états infectieux provoqués par des bactéries
ou des virus. Le poulain connaît une perte du réflexe de
succion et une incapacité de se tenir en position de téter.
Coma, convulsions et mort en sont les tristes conséquences.
b) Groupe 2 : Comprend le syndrome néo-natal de non-ajustement
NMS. Le poulain a des troubles du comportement avec des convulsions, perte
du réflexe de succion et incapacité de suivre la jument.
Les poulains sont appelés alors "aboyeurs", "égarés"
ou "mannequins ". Le poulain a le cerveau détruit par
hémorragie ou œdème, et connaît des troubles
respiratoires et biochimiques profonds.
La colique méconiale, provoquée par des difficultés
pour expulser le premier crottin. C'est un état relativement simple
à identifier.
c) Groupe 3 : anomalies anatomiques comprenant le bec-de-perroquet, le
palais fendu, la rupture de la vessie, les tendons contractés et
différentes malformations de la tête, du corps et des membres.
États pouvant être congénitaux ou dus à des
troubles survenus pendant la croissance du fœtus (infection virale,
erreurs alimentaires, administration de médicaments).
d) Groupe 4 : Ictère hémolytique du nouveau né, qui
est une maladie auto-immune. Destruction massive des globules rouges du
poulain par les anticorps transmis par le colostrum de la jument. Le poulain
développe une jaunisse avec un rythme cardiaque et respiratoire
rapide et épuisant. S'il n'est pas soigné, le poulain meurt.
Si l'on sait qu'il peut être atteint, on supprime le colostrum pendant
les premières 24 heures de sa vie. Pendant ce temps, le poulain
est muselé et nourri avec le colostrum d'une autre jument, suivi
de lait artificiel. Après 24 heures, on peut permettre au poulain
de téter sa mère, parce qu'à ce moment son intestin
grêle ne peut plus absorber d'anticorps susceptibles de pénétrer
dans le courant sanguin du poulain.

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L'amélioration
génétique
L'amélioration
génétique est l'ensemble des actions conduisant à
la production de chevaux de plus en plus performants, que ce soit pour
le concours hippique, les courses, ou leurs différents usages,
qu'ils soient sportifs ou non.
Un crack + une championne = un gagneur ?
Il n'y a pas de recette magique, mais toujours plein d'espoirs !
Sélection
Sélectionner, c'est rechercher les meilleurs animaux au travers
de leurs performances mesurables en compétition.
Les qualités d'un cheval peuvent se juger à partir de ses
propres performances, mais aussi de celles de ses ascendants et de ses
descendants et collatéraux.
Ces performances résultent :
1) Du patrimoine héréditaire
Le père étalon et la mère poulinière apportent
chacun 32 chromosomes. Leurs caractères sont transmis de façon
complexe et combinée.
- Très bien transmis : hauteur au garrot, aptitude au galop, aptitude
à l'obstacle …
- Bien et moyennement transmis : poids, aptitude au trot …
- Faiblement transmis : Fertilité…
Certains étalons "marquent" plus leurs produits que d'autres.
2) Du milieu dans lequel ce patrimoine se développe
La qualité de l'environnement (soins, alimentation, climat, élevage,
débourrage...) se combine avec l'hérédité
pour donner des effets visibles et mesurables (modèle, victoires…).
Choix
des reproducteurs
Il s'agit de retenir les meilleurs étalons en fonction des critères
recherchés pour s'harmoniser avec les qualités de la poulinière
: vitesse au galop, tenue, résistance, précocité...
La sélection au trot, au galop ou en concours hippique, menée
depuis des générations, a entraîné l'amélioration
des performances dans toutes les disciplines.
La sélection se préoccupe en général de critères
économiquement intéressants : le cheval constitue un marché
mondial, avec ses tendances, ses modes, ses évolutions…
Par exemple, dans les courses de galop, après des années
où la tenue à la distance dite "classique" de
2400 m était primordiale, priorité a été donnée
à la vitesse (principalement en Angleterre), avec une distance
reine : le mile (1600 m).
On attribue un indice qui permet d'estimer la valeur génétique
du cheval : indice de sélection avec coefficient de détermination.
On classe les étalons en fonction de leurs palmarès comme
reproducteurs.
Ces statistiques sont très utiles aux éleveurs trouver le
meilleur rapport qualité/prix pour le croisement avec telle ou
telle poulinière.
Pur-Sang
Anglais
La sélection a donné la race pure actuelle la plus célèbre
: le PSA, pur-sang anglais de course.
Les parents sont choisis parmi les géniteurs inscrits sur les livres
généalogiques. Il n'y a pas de type nouveau, mais les bons
produits sont issus de parents complémentaires.
Pour faire ressortir un caractère, on peut utiliser deux géniteurs
de la même famille. Mais un abus dans cette consanguinité
peut en revanche se traduire par la disparition de certaines qualités.
Il faut donc rechercher un nouveau courant de sang.
Notons qu'une forte proportion des pur-sang de course actuels ont dans
leur origine le cheval Northern Dancer, né au Canada et ancien
étalon dans le Maryland.
Croisements
De nombreuses unions de races différentes sont possibles.
Les produits sont féconds entre eux et avec les races parentes.
Exemple : l'anglo-arabe.
On mentionne alors le pourcentage de la race arabe.
Quelques exemples : A.Ar. 25 % ; PSA x Ar. 100 % ; A.Ar. 50 %…
On peut aussi réaliser des unions d'espèces différentes,
mais le résultat est infécond :
- Baudet x jument = mulet
- Étalon x ânesse = bardot

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L'identification
des chevaux avec le système SIRE
C’est
un organisme spécifiquement français qui n’a pas vraiment
d’équivalent. Il recense :
- Les étalons nationaux et privés autorisés à
la monte publique (la reproduction).
- Les juments saillies par ces étalons.
- Les produits issus de ces croisements.
Chaque cheval reçoit un numéro d’immatriculation.
À partir des renseignements fournis par le signalement et par le
système SIRE, deux documents sont établis par le service
des Haras et délivrés aux propriétaires des chevaux
:
- Le document d’accompagnement
- La carte d’immatriculation.
Ils servent à vérifier l'identité du cheval avant
toute compétition
Stud-books
Mot anglais signifiant littéralement : "les livres des étalons".
1) Origine
- Le plus ancien est celui des "races pures" - PSA, pur-sang
anglais et Ar, arabes - qui date de 1833.
- 1906, le Stud-book trotteur français (TF) s'ouvre, mais en 1937
il est fermé aux étalons étrangers (sauf exceptions).
- 1965 : ouverture du stud-book des chevaux de selle qui se divise en
deux sections :
1e section : Arabe, Anglo-Arabe
2e section : Selle Français
2) Inscription
Il y a 2 types de livres :
- Fermés : ne peuvent être inscrits que les animaux issus
de parents déjà inscrits, ou éventuellement importés
et appartenant à un livre étranger reconnu par les Haras.
- Ouverts : les inscriptions sont pratiquées à titre initial,
au titre du croisement ou de l'importation.
3) Publication
C'est l'Institut du Cheval qui publie depuis 1979, les livres. Un tome
est publié tous les 3 ans et est mis à jour par un supplément
annuel.
Utilisation
Le Stud-book est l'instrument de base pour la sélection.
L'inscription se fait suivant la race du produit. Ses parents sont alors
inscrits dans le même Stud-book.
Chaque livre contient une liste des étalons de la race, une liste
des poulinières ayant eu au moins un produit et un index des produits
permettant de les retrouver dans l'ouvrage.
On trouve ainsi toute l'ascendance et la descendance des reproducteurs.
Le Stud-book TF (trotteurs français) mentionne de plus la réduction
kilométrique des animaux (trot attelé ou monté, date,
hippodrome).
Pour les chevaux de sport, apparition d'indices génétiques
et d'un coefficient de détermination.

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