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Fiscalité |
Quel
statut fiscal choisir ? Quelles sont les possibilités offertes
? Le sujet a longtemps posé problème à nombre de
propriétaires (ou associés), sans oublier les éleveurs.
Aujourd'hui la situation est plus claire grâce à deux directives
des impôts.
Vous trouverez ici réponse à vos questions. Et si celle
qui vous préoccupe n'y figure pas, merci de nous la poser par mail.
La réponse que nous y apporterons profitera aux autres. |
La
liste actuelle des questions (cliquez pour y arriver directement) :
- Quelles sont les directives actuelles ?
- Quels sont les statuts possibles ?
- Quel statut choisir ?
- Un associé peut-il passer professionnel ?
-
Risque-t-on un contrôle fiscal ?
- Petit éleveur, dois-je déclarer les primes
par mes produits ?
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Quelles
sont les directives actuelles ?
Tout
récemment (en 2002) la Direction générale des Impots
a publié deux directives fondamentales pour notre activité.
Il convient avant tou de les lire pour bien comprendre la position de
l'Etat.
Ces directives ont le mérite de clarifier la situation pour les
inspecteurs des impôts qui parlent désormais d'une seule
voix, et en phase avec les contribuables que nous sommes.
Nous vous proposons de télécharger ces directives en cliquant
sur les titres ci-dessous :
- Directive du 5 mai 2002 sur le statut fiscal
des propriétaires de chevaux de courses.
- Directive du 28 octobre 2002 sur le régime
fiscal des Associations de carrière de chevaux de courses.

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Quels
sont les statuts possibles ?
L'instruction fiscale du 21 mai 2002 distingue trois catégories
de propriétaires.
1) Le propriétaire non intervenant.
Il se borne à confier son cheval à un entraîneur,
et, à ce titre, ses gains de course ne sont pas soumis à
imposition (seules sont imposables les plus-values retirées de
la vente des chevaux). Il peut, pour que les choses soient claires, remplir
à cet effet un contrat-type avec son entraîneur.
2) Le propriétaire intervenant à titre professionnel.
Il exerce son activité de façon professionnelle,
c'est-à-dire que celle-ci doit répondre à deux critères
à la fois : d'une part être exercée à titre
habituel et constant, et d'autre part être exercée dans un
but lucratif (à noter qu'il n'est cependant pas nécessaire
que cette activité soit l'activité principale de l'intéressé).
D'une manière générale, le caractère habituel
et constant d'une activité résulte de la répétition
pendant plusieurs années des opérations qui la caractérisent.
Le propriétaire intervenant à titre professionnel choisit
son entraîneur, exerce un pouvoir de contrôle sur lui, lui
procure éventuellement des installations matérielles, gère
la carrière de ses chevaux, choisit (seul ou en coopération
avec son entraineur) les engagements dans les courses, etc.
Dans cette perspective, il va sans dire qu'il faut conserver toutes les
traces de ce caractère intervenant (justificatifs, factures, etc.).
Quant au caractère lucratif de l'acrivité, il résulte
de la mise en oeuvre de moyens et
de méthodes analogues à ceux d'un professionnel dans la
recherche du gain. Le propriétaire intervenant à titre professionnel
peut disposer d'installations matérielles adéquates, monter
lui-même en course, inscrire ses chevaux en course, bénéficier
d'une notoriété liée à son activité
hippique, être régulièrement présent sur les
champs de courses, consacrer une part importante de son temps à
son activité hippique, etc.
Dans cette perspective également, il va sans dire qu'il faut conserver
toutes les traces de ce caractère intervenant (justificatifs, factures,
etc.).
Pour cette deuxième catégorie de propriétaires, les
gains en course sont imposables, mais le déficit est pris en considération.
C'est-à-dire qu'en cas d'année bénéficiaire
le déficit s'impute sur les bénéfices de même
nature réalisés au cours de l'année d'imposition,
mais en cas d'année perdante le déficit est imputable sur
le revenu global.
3) Le propriétaire intervenant non professionnel.
Le propriétaire qui intervient dans la gestion de la carrière
de ses chevaux, mais pas au point de pouvoir justifier le caractère
professionnel d'une telle intervention, a un satut intermédiare.
Dans son cas ses gains sont imposables, mais le déficit n'est déductible
ni, bien sûr, du revenu professionnel (puisque son activité
n'a pas un caractère professionnel), ni du revenu global. Il peut
seulement être imputé sur les bénéfices tirés
d'activités semblables (c'est-à-dire d'activités
non commerciales non professionnelles) durant la même durée
ou les cinq années suivantes.

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Quel
statut choisir ?
Si vous n'intervenez pas ou si vous intervenez peu, il faut choisir le
premier statut, celui du propriétaire non intervenant.
Si vous intervenez régulièrement, il faut choisir le deuxième
statut, celui du propriétaire intervenant à titre professionnel,
car il vous permet de déduire votre déficit de votre revenu
global. Et comme on sait qu'en général les propriétaires
sont plus perdants que gagnants (les seuls frais d'entretien, sans compter
les frais d'investissement, n'étant couverts en moyenne qu'à
hauteur de 40 % par les gains), ce peut être très intéressant
et constituer une juste compensation aux conséquences financières
négatives de votre passion.
Le troisième statut semble, a priori, moins intéressant.
En général un nouveau propriétaire commence par le
premier statut. S'il n'a que quelques parts de chevaux (et que ceux-ci
gagnent de temps en temps), il a intérêt à continuer
ainsi. Si, au contraire, cette passion devient une activité à
part entière, il doit passer au statut de professionnel, qui permet
de déduire la TVA, d'intégrer les bénéfices
et pertes dans les revenus généraux, et d'amortir les chevaux
à long terme.

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Un
associé peut-il obtenir le statut de propriétaire intervenant
à titre professionnel ?
Oui, s'il estime que la façon dont il exerce son activité
répond aux critères énoncés plus haut.
Toutefois notons qu'un associé qui ne posséderait qu'un
pourcentage limité d'un ou deux chevaux pour s'amuser avec des
amis, ne sera pas reconnu comme professionnel, et ne pourra pas déduire
ses pertes de ses impôts.

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Risque-t-on
un contrôle fiscal ?
L'instruction fiscale du 21 mai 2002 est trop récente pour que
l'on puisse répondre à cette question avec tout le recul
nécessaire.
Si vous choisissez le statut de propriétaire intervenant à
titre professionnel, peut-être vaut-il mieux, dans l'état
actuel des choses, que vous alliez voir préalablement votre inspecteur
des impôts pour lui présenter votre projet.
Quant à savoir si le simple fait d'être propriétaire
de chevaux de courses ne risque pas d'éveiller la suspicion de
l'administration, il va de soi qu'il s'agit d'un risque. Mais quelle passion
ne présente pas de risque ? Disons seulement que le risque est
particulièrement évident lorsque votre train de vie est
supérieur à vos revenus déclarés. Si votre
situation est claire, vous ne risquez rien, et d'ailleurs les impôts,
le sachant, ne viendront pas vous contrôler spécialement
pour cette activité aujourd'hui totalement transparente, comme
on peut le voir au chapitre comptabilité, grâce au travail
de France Galop.

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Petit
éleveur, dois-je déclarer les primes gagnées grâce
aux victoires de mes produits ?
Eric
L. ,29 ans, éleveur passionné. nous écrit : "Bonjour.
Sincères félicitations pour votre site ! Ma question: j'ai
deux poulinières pur sang ,si je gagne des primes à l'éleveur
dois-je les déclarer ? Pour infos, je suis employé comme
conseiller dans une entreprise laitière. Depuis toujours j'ai la
passion du pur sang. Ainsi, j'ai 2 poulinières et j'élève
en loisir. Je vends ou je loue les produits."
Tout
d'abord, quelques informations générales pour bien comprendre
:
- Plus values sur vente : Elles sont imposables quelle
que soit la catégorie de l'éleveur selon les dispositions
générales du CDI concernant la vente de valeurs mobilières.
- L'éleveur professionnel : doit déclarer,
outre les plus values sur vente, les primes à l'éleveur
ainsi que le montant des gains de course qu'il peut percevoir dans le
cadre de contrats de location de ses produits.
Est fiscalement considéré comme professionnel
tout éleveur qui élève sur des terres lui appartenant
ou qu'il a en location et quelle qu'en soit leur superficie.
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L'éleveur sans sol non professionnel non intervenant
: doit déclarer les plus values sur vente de ses produits. En revanche,
il n'a à déclarer ni les primes à l'éleveur
ni les gains de courses qu'il peut percevoir dans le cadre des contrats
de location de ses produits.
Est fiscalement considéré comme éleveur sans
sol non professionnel non intervenant l'éleveur qui confie
ses poulinières à un éleveur professionnel, centre
d'élevage ou haras. Il paye des frais de pension. Il ne prend aucune
part à la conduite de son élevage, ni même à
la limite au choix des étalons, sauf à prévoir un
budget à ne pas dépasser.
En
conclusion, mon cher Eric, vous constatez que le fait d'élever
"en loisir" n'est pas le critère à retenir sur
le plan fiscal. Si, comme votre mail nous le laisse supposer, vous élevez
dans votre pré, ou dans un pré que vous louez, et même
si la surface exploitée est inférieure au minimum départemental
requis pour l'assujettissement à la Mutualité Sociale Agricole,
vous êtes considéré par les impôts comme éleveur
professionnel et vous devez déclarer vos résultats. |